En clôture du festival artistique étudiant Ici et demain (voir notre article), une «Nuit de la Création Étudiante» est organisée le jeudi 20 mars 2008 de 19h à minuit à la Maison des Initiatives Étudiantes.
Territoire étudiant sous responsabilité municipale, la Maison des initiatives Étudiantes accompagne depuis juin 2002 les projets des associations étudiantes parisiennes.
Dans le cadre du festival, elle consacre l'ensemble de ses espaces, le temps d'une soirée, à la création artistique étudiante en accueillant une demi-douzaine de projets «arts plastiques» du festival, en plus de deux expositions permanentes:
- Anamorphoses nocturnes de Delphine Revaud
Un concept de peinture éphémère, destiné à révéler les sens de notre environnement. (installation)
- Bavardages de murs de Céline Khawam
Les murs, piliers de la ville, racontent l'inquiétude, la rage, le passé refoulé d'un peuple, à travers une texture, une matière, un graphisme naturellement composés, créant de véritables portraits sculptés. (photographie)
La scénographie de la soirée est confiée aux membres de l'association étudiante Aneï Gallery (Damien Charpentier, Andres Gonzalès, Nicolas Pelletey et Damien Vaissié). L'animation est assurée par Radio Campus Paris et l'association Télésorbonne.
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MAISON DES INITIATIVES ÉTUDIANTES / MIE, 50 rue des Tournelles, 75003 Paris (site)
«Nuit de la Création Étudiante» dans le cadre du festival Ici et demain.
Le jeudi 20 mars 2008 de 19h à minuit.
Entrée libre sur RSVP à mie@paris.fr ou au 01.49.96.65.30 .
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par ARTONIGHT.COM
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A la Galerie Numeriscausa, Christophe Luxereau, photographe plasticien, nous livre deux séries photographiques sur le devenir du corps hybridé aux nouvelles technologies, «Rhizomes» et «Psychotropes». Nous vous parlions déjà de son travail lors de l'inauguration de la Galerie Numeriscausa (voir notre article).
La quête des nouvelles technologies nous mène à la croisée des chemins entre réalité augmentée et dématérialisation. Avec «Rhizomes», l’artiste opte pour une solution où le corps devient un support de technologie bioélectronique et zoomorphique.
L’individu étend dès lors son champs de perception; voir, entendre, se déplacer deviennent des fonctions augmentées voire chamaniques. Nés de la robotisation et de la manipulation du génome, ces assistants / animaux artifi ciels deviennent des fonctions externes du corps dont il est le réceptacle.
Le Gecom, un lézard, centralise l’ensemble des sons. Le Batteryfl y, un papillon, guide nos déplacements nocturnes. Le Callme, un calamar, interface tactile entre des amants virtuels. Comme sur les séries précédentes « Electrumcorpus » et « Pièces Détachées », Christophe Luxereau donne à voir une version luxueuse et design de ces avatars qui lui valut en 2007 le prix de la fondation de design d’Osaka (Japon). Sa vision de la robotisation globale de notre système de communication est une recherche prospective sur la forme sensible.
Avec sa série «Psychotropes», Christophe Luxereau s’engage dans une expérimentation photographique et analyse l’addiction à l’image virtuelle en puisant sa source dans les contes classiques pour enfants. Alice au pays des merveilles, Peter Pan et La Belle aux bois dormant en sont le point de départ. Ces trois contes mettent en relation dépendance et univers clos à l’image des jeux vidéo. Alice s’adonne aux psychotropes et rencontre un mille pattes opiumane comme Lewis Carroll.
Son univers ne ressemble t-il pas à un jeu de plateforme ? Peter Pan souffl e une poudre blanche sur les enfants, les emportant vers une île sans adulte. N’ a t-on pas là un parrallèle avec les «no life», ces joueurs extrêmes de jeux vidéo? Aurore piquée par un rouet tombe dans un sommeil qui protège sa beauté à travers le temps ; n’est-on pas dans une intemporalité d’avatar?
L’artiste souligne cette dernière pièce par un memento mori rappelant la fragilité de ces univers qui n’offre qu’une apparente éternité. Présentée sous la forme de trois boites renfermant une photographie dont la technique diffère selon le propos, Christophe Luxereau questionne par cette nouvelle création «Psychotropes», la place du support et du numérique dans la photographie contemporaine. Puisqu’elle n’est pas le refl et d’une réalité, est-elle le miroir des songes?
Courtesy: Galerie Numeriscausa.
Après des études d’art classique en peinture (école des Beaux-Arts) et en architecture (génie civil), Christophe Luxereau se consacre à la photographie à partir de 1986. Il travaille l’image numérique dès 1995 pour développer le thème de la relation à la machine électronique. Cette relation établit de nouveaux codes, d’autres comportements et de nouvelles icônes. Le photographe est un cinéphile et lecteur famillier de la cyberculture et des maîtres de science-fiction, base de son univers visuel. Le monde, la mode, qu’il côtoie de façon professionnelle lui inspire des hybridations entre design et haute coutûre.
Son travail porte ainsi une réflexion sur l’idée de la beauté artificielle véhiculée par la publicité cosmétique et de luxe. La pratique du graphisme 2D et 3D accentue la réalité virtuelle de ses créations. Toujours en prospection, chaque série est une étape, une expérience technique et esthétique. Chacune de ses expositions donne lieu à une mise en espace des oeuvres pour immerger le spectateur au coeur de ses visions. Ainsi il créé mobilier, ambiances sonores et lumineuses sous forme de showroom pour compagnie robotique ou chapelle dédiée au culte de ses madones.
Si la photographie est le terreau de ses créations, il investit la vidéo et les techniques traditionnelles pour élargir son champs des possibles. En 2006, il reçoit un prix du design au Japon pour ses recherches prospectives sur la robotique zoomorphique. L’oeuvre de Christophe Luxereau se regarde comme un jardin dont chaque création fait partie d’un ensemble devenant au fur et à mesure du temps un paysage à part entière, constitué de visions posthumaines.
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GALERIE NUMERISCAUSA, 53 boulevard Beaumarchais, 75003 Paris (site)
Tryptiques. Photographies de Christophe Luxereau.
Preview le 19 mars 2008 de 18h à 22h.
Vernissage le 20 mars 2008 de 16h à 22h.
Exposition du 21 mars au 30 avril 2008.
Entrée libre.
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Akiza, créature polymorphe à l'élégance rythmique et vénéneuse, mêle imaginaire, ironie, fantasme, et secrète un érotisme trouble. Les possibilités d'interprétations d'Akiza sont multiples. Pour célébrer ses dix ans, le Cabinet des Curieux vous propose sa vision d'Akiza, dans un décor de sculptures, objets insolites, masques, fétiches, où elle évolue, belle et multiple, confrontée aux arts du passé qu'elle transcende.
Copyright: Robinson Deschamps, Amélie Nothomb en Akiza.Pochoir sur toile, dyptique, 80 x 120 cm.
Courtesy: Le Cabinet des Curieux.
Le créateur d'Akiza, Robinson Deschamps, explique ainsi sa démarche:
"Akiza ou l'envie d'explorer en demi teinte, mais toujours en noir et blanc, le lien entre érotisme et candeur, création et commerce, art et distribution, consommation et exposition, contraintes et liberté...
Une petite poupée ayant toujours le même visage mais une grande variété de corps différents, toujours présentée de face comme une icône en majesté, entre propagande et romantisme noir, la fille d'Hello Kitty et Aubrey Beardsley.
Akiza est une marque de vêtements et d'objets dérivés distribuée dans une vingtaine de boutiques en Europe, mais aussi un concept visuel et artistique exposé en galerie d'art contemporain."
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GALERIE CABINET DES CURIEUX / THIERRY RUBY, 12 passage Verdeau, 75009 Paris (site) (blog)
Akiza. Oeuvres de Robinson Deschamps.
Vernissage le 18 mars 2008 de 18h30 à 22h.
Exposition du 18 mars au 19 avril 2008.
Entrée libre.
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