Pour sa première exposition personnelle Junk food!? chez Art Partner Galerie, Taling replace le phénomène de l'addiction dans un contexte social et ethnologique.
Taling n’avait qu’un rêve, faire de la bande dessinée. Alors qu’il n’était qu’un enfant, biberonné aux comics, mangas et autre BD franco-belges, il n’avait qu’une obsession, celle de dévorer tout
ce qui lui tombait sous la main. En effet, issu de la génération Goldorak, Taling digère depuis 30 ans les images d’Osamu Tezuka et absorbe encore à tous les repas les restes de Candy, Albator,
Capitaine Flam et Dragon Ball...
Sa rencontre avec les oeuvres de Takashi Murakami est un choc! Taling se sent irrésistiblement inspiré par cette esthétique et trouve très vite son ton "manga". Par l’intermédiaire de son ami
Francky Boy, il rencontre alors Speedy Graphito et Noart qui le soutiendront dans son évolution vers la maturité.
Copyright: Taling, En fait les amphets me font pas la fête.Courtesy: Art Partner Galerie.
Le but ici n’est pas de critiquer les produits de consommation, mais de montrer que le fait de cataloguer un produit comme mauvais pour la santé ou éthiquement contestable est une notion
subjective car relative à sa classe sociale, sa culture, son ethnie ou sa propre conception morale des choses. Taling n’a d’ailleurs pas hésité lui-même, à ajouter dans sa dernière série quelques
agents de saveurs, comme des produits sucrés et des pilules du bonheur, pour nous rendre addicted à son travail ! En nous menant de l’état de plaisir à l’état de Junky, Taling participe avec
lucidité à cette méthode marketing de l’addiction...
En 1988, Taling suit un apprentissage de peinture dans l’atelier d’une élève de Fernand Léger. Il rentre ensuite à l’Ecole Boulle, formation qu’il complète par une maîtrise en art à Valenciennes.
Scénariste à Canal + pour l’émission Nulle Part Ailleurs, directeur artistique et réalisateur de dessins animés, il abandonne ses différentes casquettes pour se consacrer définitivement à la
peinture au début des années 2000.
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GALERIE ART PARTNER / ART PARTNER GALERIE, 7 rue Aubriot, 75004 Paris (site)
Junk
food!? Peintures de Taling.
Vernissage le 13 mars 2008 de 18h à 21h.
Exposition du 6 mars au 5 avril 2008.
Entrée libre.
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La Galerie Griesmar et Tamer propose une exposition monographique de Valérie Dantas Mota. L'exposition comprend une série de photographies numériques, des sculptures et des dessins.
Originaire du Brésil, Valérie Dantas Mota développe un travail à la fois numérique et artisanal. Sa démarche est née de son lien à la nature et examine avec assiduité les correspondances entre les règnes animaliers et humains. Elle cherche les analogies dans leurs éléments constitutifs et la manière dont ils pourraient se faire écho les uns les autres.
Pour sa première exposition personnelle en France, intitulée E preciso querer chorar, mas não sei ir bucar as làgrimas (traduction: "Il faut vouloir pleurer, mais je ne sais pas où trouver les larmes", in Passage des heures, de Fernando Pessoa / Alvaro de Campos), un catalogue présentant une majeure partie du travail de Valérie Dantas Mota est édité par la Galerie Griesmar & Tamer avec le soutien de l'Ambassade du Brésil.
Copyright: Valérie Dantas Mota,
détails de la série E preciso querer chorar, mas não sei ir bucar as làgrimas
/Il faut vouloir pleurer, mais je ne sais pas où trouver les larmes.
Images manipulées par ordinateur sur papiers photographique, 50 x 70 cm, 2006.
Courtesy: Galerie Griesmar et Tamer.
Valérie Dantas Mota a commencé par façonner les enveloppes charnelles d'animaux divers en utilisant leur cuir, leurs plumes ou leurs écailles. Son intérêt s'est avant tout porté sur les fonctions premières de la peau comme la régulation thermique, l'étanchéité ou la perception sensitive. Elle s'est réapproprié ces fonctions en transplantant leurs spécificités sur d'autres structures organiques pour ainsi créer des peaux imaginaires (Cascade), des revêtements aux finalités démesurées, dûes aux multi-combinaisons accordées par la greffe. Du transfert des tissus à l'agencement de ceux-ci via différentes membranes cellulaires, surgissent de nouvelles espèces.
La réajustabilité dermique incite Valérie Dantas Mota à prendre en compte quelques-unes des aspérités de la chair; empreintes de boursouflures, de rugosités et de replis qu'elle ligature à outrance pour n'offrir qu'un revêtement amorphe, exempt de toute carcasse. Il est alors dépourvu de toute régularité ou d'arrangement ordonné comme le montre la série des Frankenstein qui n'est constituée que de chairs multisectionnées. L'élasticité a largement été bafouée par un réseau très dense de fils et de scotch, qui traverse la chaire de part en part. La peau est anéantie par la contrainte des sutures - n'ayant pour seule et unique fonction que le liage des différentes couches, en les piquant entre elles - et le cordage suffisamment serré pour empêcher toute expansion. La chair est recroquevillée sur elle-même et est devenue imperméable au milieu environnant - sans terminaison sensitive.
Courtesy: Galerie Griesmar et Tamer.
A force de dévider les bobines et d'effilocher les fibres, Valérie Dantas Mota a fini par déployer les substrats des corps, comme pour les débarrasser d'un surplus irritant (Jalousie et Larmes). En identifiant cette enveloppe charnelle comme un réceptacle d'émotions pouvant en contenir une quantité infinie, elle l'apparente aussi à un bagage de pensées accueillant nos effects, nos sensations, nos douleurs... Ce réservoir de l'inmensurable dont le contenu peut se répandre à volonté, afin d'évacuer de trop grandes blessures - telles des larmes qui se déverseraient - lui sert de corpus dans lequel elle pioche à sa guise. Elle crée un exutoire indispensable, en régularisant le débit des souffrances qui s'écoulent, ou en les ficelant pour mieux les comprimer ou les faire s'amoindrir.
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GALERIE GRIESMAR ET TAMER (CÉCILE GRIESMAR ET JOHAN TAMER-MOREL / EX-GALERIE ARTCORE), 40 rue Richelieu, 75001 Paris
E preciso querer chorar, mas não sei ir bucar as làgrimas.
Il faut vouloir pleurer, mais je ne sais pas où trouver les larmes.
Photographies, sculptures et dessins de Valérie Dantas Mota.
Vernissage le 13 mars 2008 de 18h à 21h.
Exposition du 14 mars au 10 mai 2008.
Entrée libre.
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La Galerie Sparts / Laurent Deschamps expose les luchrones d'Alain Le Boucher. Les luchrones sont des sculptures légères, fondées sur le temps et la lumière. Les composants électroniques, la structure même des circuits logiques, sont à l’origine de la forme et des éclats lumineux qui parcourent l’enlacement des fils de métal.
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GALERIE SPARTS, 41 rue de Seine, 75006 Paris (tel: 01.43.26.05.44)
Sculpteur de lumière. Sculptures d'Alain Le Boucher.
Vernisage le 13 mars 2008 de 18h à 21h;
Exposition du 14 mars au 12 avril 2008.
Du mardi au samedi de 14h30 à 19h30.
Entrée libre.
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